
De la fin du Moyen Âge aux révolutions de Masaccio, des scandales du Caravage à ceux de Courbet, presque tous les jalons majeurs de l’histoire de l’art ont fait sécession avant de devenir un style, puis une norme, à son tour renversée.
Ce cours sera l’occasion de revenir sur les œuvres, artistes et mouvements qui constituent l’histoire de l’art occidental. En étudiant leur contexte de création, nous en éclairerons l’identité et le rôle pour comprendre la manière dont elles se sont succédées au fil du temps.
Plus avant, ces études seront aussi le prétexte pour s’interroger, toute au long de l’année, sur les questions que posent les notions de rupture et de scandales dans l’art. Sont elles constitutives de l’histoire de l’art ? Indispensables à son évolution ? Et dans ce cas, paradoxalement, doivent-elles être considéré comme le gage d’une création de qualité ?
Plusieurs supports accompagneront les cours : « fiches techniques » (chronologies, focus), site internet et visites selon l'actualité des lieux d'expositions rennais.
Par Maï Le Gallic titulaire d'un DEA en histoire de l'art, doctorante en histoire de l'art médiéval à l'Université Rennes 2, enseignante à l'Université et professeur au Centre Culturel de Cesson Sévigné.
lien vers son site internet : http://mai.legallic.free.fr/wordpress/?page_id=708
Au cour de notre projet, programmation artistique, ateliers de pratiques et approches culturelles forment un ensemble cohérent autour des formes plastiques et visuelles.
Ces démarches invitent à appréhender en acte, en dialogue et en pensée les questions de représentations, de contextes et de médiums en relation avec notre monde, dans lequel les œuvres s’inscrivent et qu’elles interrogent : Comment les regardons-nous ? Quelle place nous invitent-elles à occuper ? Quel échange ? Quelle relation possible entre artistes, œuvres, processus et nous même ?
Ce cours propose une circulation à travers l’ensemble des périodes de l’histoire de l’art, pour observer, la diversité des liens qui se tissent entre l'art et la ville.
La ville est un paysage particulier, avec des rythmes, des formes et des couleurs. Lieu où se définit l'espace public, où se concentrent les relations humaines et les échanges, la ville objet de représentation ou espace de présentation et de création, est à regarder et à explorer.
D’une part, le cours débutera par l'étude de représentations (peintures, dessins, photographies) qui présentent la ville comme motif naturaliste, utopique, idéalisé.
D’autre part, il s'agira d'observer les relations qu’entretiennent les artistes avec la ville lorsqu’elle devient le lieu même de la création, un territoire à investir par la commande publique, la mise en jeu des relations sociales ou la confrontation à l’architecture
Par Nathalie Georges, titulaire d'un DEA en Histoire de l'art à l'Université Rennes 2, chargé des publics et médiatrice au Domaine de Kerguéhennec

Il n’existe aucune rupture entre l’art contemporain et un art « classique » que nous avons déjà assimilé à travers notre histoire et notre culture. Un grand nombre de centres d’intérêts et de préoccupations qui animaient les artistes dans le passé ont continué à se développer au cours des XXe et XXIe siècles. Sans doute le sujet principal de l’art demeure-t-il immuable : les œuvres évoquent toujours les rapports qu’entretient l’Homme avec la réalité qui l’environne et qui, souvent, le dépasse.
Pour parvenir à transmettre au spectateur une certaine vision du monde, l’artiste cherche à inventer, à recycler ou à utiliser un langage qui renvoie directement à celui du temps présent. Dans son évolution, ce langage s’est en partie soustrait aux catégories issues des Beaux-arts (peinture, sculpture, dessin, gravure, etc.) pour privilégier davantage le geste, l’attitude, l’action et la revendication. Qu’elle s’adresse à notre sensibilité ou à notre intelligence, qu’elle cherche ou non à provoquer des émotions, l’œuvre d’art est avant tout le résultat d’un acte qu’il est facile de reconstituer en mobilisant nos capacités d’analyse et d’interprétation.
S’il nous est parfois difficile de comprendre l’époque dans laquelle nous évoluons, il n’est donc pas anormal de s’interroger sur les multiples formes empruntées par la création contemporaine. L’important consiste surtout à savoir si, depuis notre place de spectateur, nous désirons devenir aussi des acteurs de la création.
Représenter/Organiser/Décrire: Une petite histoire de l’art à travers les thèmes artistiques
Jeudi 27 novembre 2008
Percevoir/Parcourir/Modifier : L’atelier de l’artiste, c’est le monde
Jeudi 11 décembre 2008
Expérimenter/Transmettre/Partager : Les zones de sensibilité artistiques
Jeudi 22 janvier 2009
Proposer/Participer/Poursuivre : Le spectateur contemporain de l’art
Jeudi 26 février 2009
Affronter/Rassembler/Agir : La parole du corps et le langage de l’action
Jeudi 19 mars 2009
Désigner/Collecter/Témoigner : L’art est le plus court chemin de la réalité à la réalité
Jeudi 23 avril 2009
Inventer/Reproduire/Raconter : L’œuvre d’art est le meilleur des mondes
Jeudi 28 mai 2009
Une conférence par mois le jeudi à 20h00
Par Christophe Pichon, critique d’art, éditeur, enseignant d’histoire de l’art à l’École d’architecture de Bretagne et à l’université catholique de l’Ouest